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" De nombreux enfants arrivent à Tawila sans leur famille ", explique Mahmoud Shabeeb de NP à Al Arabiya, à propos du Soudan.

Date: 1er novembre 2025

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Mahmoud Shabeeb, Conseiller Média International

Transcription:

  • Nous accueillons en direct de Toronto Mahmoud Shabeeb, conseiller en relations médias internationales de l'organisation Nonviolent Peaceforce. Bienvenue ! Comment votre organisation suit-elle les informations vérifiées en provenance d'El Fasher concernant les massacres et les actes de violence, tels que décrits par les survivants, qui qualifient cette crise humanitaire d'horreur ? Quelles informations votre organisation a-t-elle reçues concernant la situation à El Fasher ?

Ce que vous venez de montrer illustre l'un des nombreux aspects tragiques de cette grave catastrophe humanitaire qui se déroule à El Fasher. Nous recevons des témoignages de survivants qui ont réussi à rejoindre Tawila ; certains ont complètement perdu le contact avec leurs proches. Parmi eux, même des survivants originaires d'El Fasher qui travaillent avec Nonviolent Peaceforce.

Beaucoup d'enfants arrivant à notre centre d'accueil de Tawila sont seuls. Certains survivants racontent avoir vu des corps démembrés et des restes humains en chemin. Certains ont eux-mêmes subi des tirs, des passages à tabac et diverses formes de torture, sans parler du traumatisme psychologique intense et des conditions humanitaires désastreuses dans lesquelles ils arrivent.

  • Monsieur Mahmoud, votre organisation recense quotidiennement le nombre de personnes déplacées arrivant au camp de Tawila. Disposez-vous de statistiques sur les personnes touchées — les survivants, les personnes déplacées arrivant au camp ou les victimes encore présentes à Al-Fashir ?

En réalité, il est impossible pour le moment de recenser précisément, voire approximativement, les personnes déplacées, car, comme vous le savez, toute communication est coupée. Il n'existe aucun moyen de contact entre El Fasher et les autres régions. Nombreux sont ceux qui fuient la ville et qui empruntent des itinéraires différents ; nous ignorons qui parvient à se mettre en sécurité, qui périt en chemin, qui est enlevé ou torturé.

Il existe de nombreux itinéraires, mais malheureusement, la plupart sont dangereux. Je peux vous dire qu'en début de semaine, le nombre d'arrivées à Tawila était bien supérieur à la capacité d'accueil de la ville. Cependant, mes collègues m'ont informé aujourd'hui qu'entre hier et aujourd'hui, le nombre de nouveaux arrivants a sensiblement diminué.

Cela indique — puisque nous savons que l’ampleur de la catastrophe humanitaire ne s’est certainement pas améliorée — que la seule explication possible est que les gens n’ont pas pu fuir en aussi grand nombre au cours des deux derniers jours en raison d’une pression accrue, de violences, ou peut-être d’un contrôle plus strict de leurs déplacements par différents groupes.

  • Un grand merci depuis Toronto, Mahmoud Shabeeb, conseiller en médias internationaux de l'organisation Nonviolent Peaceforce.
Vous pouvez protéger les civils qui vivent ou fuient un conflit violent. Votre contribution transformera la réponse mondiale aux conflits.
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